RÉHABILITATION DE L’AÉROPORT INTERNATIONAL DE DOUALA : LA PHASE EXÉCUTOIRE AMORCÉE


L’entreprise China Harbour Engineering Company (CHEC), en charge de l’extension des chaussées aéronautiques, a présenté, le 29 avril dernier, son étude d’impact sur la sécurité aéroportuaire (EISA) devant le Comité de sécurité côté piste.

Le projet de Rénovation de l’Aérogare Passagers de l’aéroport international de Douala (RAP-AID) franchit un cap décisif. L’entreprise chinoise, adjudicataire des travaux d’extension des chaussées aéronautiques (lot 1 du RAP-AID) a présenté le 29 avril dernier au Comité de sécurité côté piste de cette plateforme aéroportuaire, son étude d’impact sur la sécurité aéroportuaire (EISA). Autour de la table, les principaux acteurs de la plateforme aéroportuaire, en première ligne sur les questions de sécurité. Il s’agit d’examiner, enrichir et valider un document stratégique, préalable indispensable au lancement des travaux, dans un contexte particulier où l’aéroport restera pleinement opérationnel.

Car l’enjeu est de taille : concilier la poursuite des activités aériennes avec un chantier d’envergure. L’étude présentée par CHEC se veut donc un outil d’anticipation et de maîtrise des risques. Elle passe en revue les impacts potentiels des travaux sur les opérations, la capacité de l’aéroport, ainsi que sur la continuité du service, tout en intégrant les ajustements nécessaires aux procédures en vigueur.

Dans le détail, l’entreprise a exposé les contours du projet à travers des vues aériennes des zones concernées, une maquette des aménagements prévus et une analyse des risques. Douze scénarios critiques ont été identifiés, parmi lesquels l’intrusion d’engins en zone réservée, l’exposition du personnel aux effets des réacteurs, les dommages aux réseaux souterrains, les risques d’électrocution ou encore les départs de feu.

Pour y faire face, CHEC propose un dispositif de 37 mesures d’atténuation. Celles-ci vont du renforcement des briefings de sécurité à la sensibilisation des personnels, en passant par la mise en place d’une signalisation adaptée et de protocoles stricts d’intervention.

À l’issue des échanges, les membres du Comité ont formulé une série de recommandations destinées à affiner le rapport final. Celui-ci devra, in fine, obtenir l’aval de l’autorité aéronautique avant le démarrage effectif des travaux, annoncé dans les prochaines semaines.

Les travaux étaient présidés par le directeur de l’aéroport international de Douala, Jacob Bahayang Mbargaso, également président du Comité de sécurité côté piste. La rencontre a mobilisé l’ensemble des parties prenantes, notamment les équipes de Aéroports du Cameroun (ADC), les services de sécurité, les représentants de l’ASECNA, des douanes, des compagnies aériennes ainsi que de l’Autorité aéronautique.


 

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